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Le village équipé d’une cantine scolaire pour les orphelins du sida

Project terminé

A Rangwe, petit village isolé, oublié de tous, situé dans la partie sud de l’Ouest kényan, tous les habitants des deux sexes sont concernés par le VIH/sida. Depuis 2013, nous savons, grâce au premier dépistage de masse pratiqué dans la commune, qu’un adulte sur quatre est séropositif. Les villageois continuent ici de mourir du sida et ce pour diverses raisons. La première est que l’infrastructure sanitaire n’est que bien modeste, ce qui fait que les personnes séropositives n’ont pas pour la plupart accès aux médicaments indispensables à leur survie. La seconde est que la croyance aux esprits est toujours bien ancrée, surtout chez la génération plus âgée – or cette croyance stigmatise toute famille concernée par le sida, avec pour conséquence l’exclusion sociale.

C’est ainsi que beaucoup d’enfants se retrouvent sans parents ni protection – et que les ménages d’enfants ou les orphelins recueillis par des grands-mères âgées et faibles sont toujours plus nombreux. Et pourtant il faut bien qu’ils arrivent à s’en sortir de quelque manière que ce soit. Comme tous les enfants, ils voudraient aller à l’école, avoir à manger tous les jours, pouvoir rire, jouer et rêver.

A Rangwe, la pauvreté est si criante que la plupart des enfants n’ont pas tous les jours à manger à la maison. C’est pour remédier à cette situation inacceptable que nous avons ouvert une première cantine scolaire à la Marienga Primary School. Durant les neuf mois que dure l’année scolaire kényane, 210 enfants y reçoivent quotidiennement un repas de midi chaud. Ils sont en meilleure santé, plus attentifs en classe et vont à présent plus régulièrement à l’école qu’au début du projet. Cette solution offre aussi l’avantage de laisser davantage de nourriture aux autres membres de la famille. De plus, les veuves et les femmes qui élèvent seules leurs enfants ont ainsi la possibilité d’occuper des petits emplois qui leur permettent, au moins de temps en temps, de gagner un peu d’argent pendant que les enfants sont à l’école et sous surveillance.

Nous finançons également les uniformes scolaires, obligatoires au Kenya, de 150 enfants et payons les frais de scolarité pour cinquante écolières et écoliers inscrits à l’école secondaire. Dans deux dispensaires qui assurent les accouchements, les malades sont traités contre le VIH, la malaria, la tuberculose et autres pathologies des voies respiratoires. Dans neuf écoles, nous avons fait installer des citernes destinées à recueillir l’eau de pluie. Pour les orphelins du sida, ces citernes, qui leur permettent de boire de l’eau potable, sont particulièrement importantes durant la saison sèche, époque propice aux épidémies de choléra et de typhus. Ils ne sont plus obligés de marcher pendant des heures pour aller chercher aux points d’eau une eau de qualité douteuse. Enfin, 100 jeunes filles reçoivent des serviettes périodiques qui leur permettent d’aller régulièrement à l’école.

Objectif du projet

Actuellement, 210 orphelins du sida peuvent aller régulièrement à l’école où ils reçoivent un repas chaud à midi. Cette formule représente un grand soulagement pour les familles et les enfants concernés par le sida ont les mêmes chances de fréquenter l’école primaire et l’école secondaire que ceux qui ne le sont pas. Leur état de santé s’améliore grâce à une alimentation régulière, à l’hygiène et à la facilité d’accès à l’eau potable. Par conséquent, leurs performances scolaires sont meilleures.